
LE MONDE – Livre étrange, véritable « château de l’âme » comme l’entendaient sainte Thérèse et saint Jean de la Croix.
LE FIGARO – Rares sont ceux qui nagent loin du bord, et seuls. Armel Guerne est de ceux-là.
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CARREFOUR – Pas banal, ce solitaire !… Il est probable qu’on rapprochera cet ensemble de pensées et de cristallisations poétiques des œuvres de Blake, de Poe, de Lautréamont, et de celles des Allemands Novalis et Hölderlin. Cette sorte de révélation poétique sur les buts proposés à l’homme est de la plus haute spiritualité.
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LES NOUVELLES LITTÉRAIRES – Quand je lis ses inventions raffinées, d’un style étudié, crispé, si habile à organiser un beau désordre, leur métaphysique si obscure mais si amusante à déchiffrer, je suis bien content.
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LE FIGARO LITTÉRAIRE – Dans ce très précieux petit livre, qui nous apporte le témoignage d’une longue, d’une lente « expérience de la nuit », les esprits attentifs et fervents puiseront des enseignements toujours riches, parfois nouveaux, sur la psychologie et la métaphysique d’un univers auquel, malgré qu’on en ait, nous appartenons tous pendant un tiers de notre existence. Le meilleur peut-être.
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COMBAT – Ce livre magnifique et passionnant, La nuit veille…, ce livre unique, ce livre fascinant. Armel Guerne est un vrai et grand poète ; une des natures poétiques les plus authentiques d’aujourd’hui. Un homme, aussi, auquel tous les domaines de la spiritualité sont ouverts... Avant d’avoir lu La nuit veille, je n’avais jamais vu aucun livre donner aux rêves leurs véritables valeurs, leur densité, leur éclairage, leurs perspectives. — La nuit veille n’est pas seulement une joie pour les poètes ; les autres se réjouiront d’y trouver un « document » […] Le livre d’Armel Guerne nous montre à quel point le langage poétique, avec ses somptuosi¬tés, ses horreurs, ses obscurités, capte seul la véritable essence du rêve.
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LE SOIR de BRUXELLES – Il n’y a rien là d’arbitraire, de littéraire. Les grandes friches du revers des choses où l’âme retourne de nuit, appartiennent en com¬mun à tous les hommes. Et l’affirmation courageuse d’Armel Guerne prend un appui singulièrement solide dans ses textes.
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TÉMOIGNAGES – Le titre, à lui seul, est déjà révélateur ; mais l’on n’a pas plutôt lu les premières phrases de la préface que l’impression se confirme : nous sommes en présence d’un vrai poète... Et parce que le verbe, ici proféré dans sa plénitude, peut déployer tous ses pouvoirs, nous sommes pris dans un rythme heureux qui nous tient enchaînés à sa suite et nous plonge dans un état de paix, de gravité et de recueillement, où l’on découvre sans peine que la vie est intérieure, selon l’admi¬rable aphorisme reproduit sur la bande. — Mais de quoi s’agit-il ? Il s’agit du rêve, de ce monde ou plutôt de cette vie méprisée qui est pourtant la nôtre... Le mérite d’Armel Guerne est d’avoir affronté plus explicitement la difficulté en prenant le rêve non seulement comme effet à produire, mais comme la matière même de son art. Il en résulte un livre unique (bien que le Nerval des meilleurs jours, après tout, n’en soit pas si loin) étrange et attirant comme le royaume de notre liberté perdue.
> Armel Guerne sur le site D'Orient et d'Occident
de Jean Moncelon
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