Présentation de La Danse de l'âme (texte de la page 4 de couverture)

 

 

Se peut-il que soufi ne danse ?

 

 

derviche

 

ne tournoie comme l’atome au Soleil d’éternité ?

ne danse – l’âme libre enfin de sa bogue sèche !

Vole, vole, l’oiseau, vers ton île !

s’ouvrent ta cage – et tes ailes !

À tes pieds l’eau amère, là-haut la Source de vie !

 

Rûmî ………………………………………………

 

Les poètes d’Orient représentés dans cette anthologie ont tous pratiqué la danse de l’âme, ce qui est une autre manière de dire qu’ils furent des expérimentateurs de la voie initiatique que l’on désigne sous le nom de soufisme.

Les orientalistes de la première moitié du dix-neuvième siècle avaient une connaissance plus exacte du soufisme que nombre de leurs successeurs, du moins jusqu’à une période assez récente. On leur doit, aujourd’hui encore – les textes que voici l’attestent ! –, la fascination qui est la nôtre pour les Rubayats (quatrains) et les odes mystiques d’un Rûmî et d’un Omar Khayam. Hâfiz (Hâfez Shirâzi) et Saadi (l’auteur du Jardin des roses), dont les œuvres sont largement accessibles aujourd’hui, figurent parmi les six grands poètes mystiques soufis dont nous sont restitués ici les premiers poèmes traduits en français : dans la fraîcheur de leur découverte, tels que les ont présentés Joseph Garcin de Tassy et les orientalistes du Journal asiatique.

Les textes que voici – traductions et commentaires – n’avaient jamais été lus depuis bientôt deux siècles. Ils sont accompagnés, pour la plupart, de leur graphie persane et de quelques miniatures peu connues, empruntées aux trésors des fonds orientaux de la Bibliothèque nationale de France.

Ceux qui ont conçu l’idée de ce recueil en ont rassemblé les pièces et rêvé la forme, ont voulu que chaque lecteur s’approprie La Danse de l’âme, qu’il en découpe lui-même les pages – ne désignait-on pas Hallâj comme le cardeur des âmes !

 

 

danse_une

 

 

Le texte de Djalâl-od-Dîn Rûmî figure ici dans une transcription de Dominique Autié, composée sous le contrôle scientifique de Jean Moncelon pour le texte de couverture de La Danse de l'âme. Dans son introduction, Jean Moncelon reproduit la traduction qu'Eva de Vitray-Meyerovitch en donne dans son livre Islam, l’autre visage, Paris, Critérion, 1991, p. 82 :
« Comment le soufi pourrait-il ne pas se mettre à danser, tournoyant sur lui-même comme l’atome, au Soleil de l’éternité, afin qu’il la délivre de son âme périssable ? Vole, vole, oiseau, vers ton séjour natal, car te voilà échappé de la cage et tes ailes sont déployées. Éloigne-toi de l’eau saumâtre, hâte-toi vers la source de la vie. »

 

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